"Envisager positivement l'avenir"

Rencontre avec Clara Guinaudeau, étudiante à Science po Rouen, qui a participé à un atelier de concertation "Rouen Métropole 2050".

Étudiante âgée de 22 ans en L3 Science Politique à l’Université de Rouen Normandie, Clara Guinaudeau a participé à l'un des ateliers de concertation sur le projet de territoire "Rouen Métropole 2050". Elle évoque l'intérêt de cette démarche.

Vous avez pu vous projeter dans un avenir désirable lors de cet atelier. Que retenez-vous de ce temps d’échange et de concertation ?

C'est assez encourageant de se retrouver à plusieurs étudiants pour réfléchir à des solutions pour l'avenir. Cela nous permet d'être acteurs sur le sujet de la crise écologique, face à laquelle on se sent souvent impuissant. Je retiens particulièrement la nécessité de repenser notre mode de vie et notre manière de vivre ensemble pour rendre viable notre avenir. Nous avons notamment parlé de logements mitoyens ou du fait de vivre à proximité de son lieu de travail par exemple. Cet atelier nous a permis de faire appel à notre créativité et d'envisager positivement un avenir pour tous, un avenir souvent décrit comme assez sombre et anxiogène par de nombreux jeunes. On se rend compte qu’en échangeant et en travaillant en petit groupe, on peut aussi envisager l’avenir un peu plus sereinement.

Les sujets traités dans ce cadre, pour amener au mieux vivre ensemble, vous semblent-ils en adéquation avec les préoccupations actuelles des étudiants ?

Je ne sais pas si je peux parler au nom des étudiants en général mais je pense que les préoccupations actuelles des étudiants concernent surtout le caractère inconnu de l'avenir. En ce sens, les sujets traités par la Métropole permettent de donner corps à des projections concrètes sur l'avenir. C’est rassurant. Personnellement, cela m'a ouvert les yeux sur l'importance de l'échelon local dans la transition écologique. Cette échelle permet d'envisager concrètement des solutions et des changements de pratiques. Des actions facilement réalisables au quotidien. Cela vient donc peut-être répondre à l'aspect flou et incontrôlable de l'avenir pour les étudiants. Malgré cela, il est peut-être compliqué pour certains de se projeter. L'acquisition d'un logement et l'obtention d'un emploi stable peuvent paraître assez éloignés, surtout durant les premières années d'étude.

Retenir les étudiants après l’obtention de leur diplôme dans la Métropole est un enjeu de taille, que faudrait-il pour y parvenir ?

Je pense que pour parvenir à retenir les étudiants après l'obtention de leur diplôme, il faut rendre la Métropole attrayante pour les jeunes, autant au niveau de l'offre et des perspectives d'emploi que du cadre de vie. J'avoue ne pas savoir précisément ce qu'il faudrait mettre en place mais l'offre culturelle ou des actions, des projets permettant d'améliorer le bien-être des habitants me semblent être des leviers intéressants pour retenir les étudiants. Le « mieux vivre ensemble » peut favoriser l’envie de rester sur le territoire, tout comme des aides concrètes à l’installation des jeunes.