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01/12/2017

Jean-Pierre Haeck

Le chef d’'orchestre dirige le concert du Nouvel An au Zénith le dimanche 7 janvier.
 
Comment vous présenter ?
Je suis un chef d’orchestre belge, passionné par l’art lyrique, la voix, qui mène une carrière principalement en France puisque je défends particulièrement l’opéra français du 19e siècle. Ma grande passion est Jacques Offenbach et, de là, j’ai découvert son pendant autrichien, le roi de la valse, Johann Strauss et, par extension, toute la famille Strauss.
 
Quel sera le programme du concert du Nouvel An ?
Très festif, évidemment ! Les grands classiques de la dynastie des Strauss… quelques petites perles un peu moins connues mais très savoureuses, par exemple la Marche égyptienne, ou encore un compositeur français que j’adore, Émile Waldteufel, et sa Valse des patineurs… En fait, un programme de standards, d’inoubliables, agrémenté ça et là de petites découvertes.
 
Vous connaissez bien l’orchestre de l’Opéra de Rouen…
Oui, tout à fait, et c’est un orchestre avec lequel j’aime beaucoup travailler. D’ailleurs, fin janvier, je dirigerai l’orchestre pour le Fantasio d’Offenbach (mis en scène par Thomas Jolly - NDLR), un vrai beau cadeau pour moi.
 
Un concert au Zénith, c’est particulier ?
Très enthousiasmant de diriger dans une très grande salle ! Un exercice que j’ai déjà pratiqué, mais ce qui me frappe le plus, c’est le silence de plusieurs milliers de personnes entre deux morceaux. Ce n’est pas le même que celui de quelques centaines de spectateurs. Et surtout, les applaudissements, un moment à vivre. Ensuite, le chef d’orchestre, vous le savez, tourne le dos au public, donc pour le stress…
 
Quels sont vos projets ?
Je viens de terminer une série de concerts de Pierre et le loup avec le Philarmonique de Liège, un genre de projets auxquels je tiens beaucoup pour initier les jeunes à la musique classique : pour l’aimer, il faut d’abord l’approcher. J’enchaîne avec une programmation de comptines pour enfants éditées sur un disque. Je travaille aussi sur une opérette, Dédé, immortalisée par le jeu et le chant de Maurice Chevalier… Je vais beaucoup voyager.
 
Dites-nous
 
Zénith ou Opéra ?
Zénith. Le public qui va à l’opéra va aussi au Zénith. Celui qui va au Zénith ne vient pas forcément à l’opéra mais on peut tenter de l’y amener.
 
Classique ou contemporain ?
Classique et pop. La musique classique contemporaine ne me parle pas, mais, de par ma formation, j’ai fait beaucoup de jazz, de rock, de variété. Et si je peux jeter des ponts, je n’hésite jamais.
 
Trombone ou tuba ?
Tuba, pour sa fonction dans l’orchestre. L’instrument qui donne les basses et jette les bases de la musique.
 
Composition ou direction ?
Composition, de plus en plus. Ce moment où je me retrouve seul devant mon piano à n’importe quelle heure.
 
 
Concert du Nouvel An
Dimanche 7 janvier à 16h au Zénith de la Métropole.