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La thermographie aérienne

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Le bassin d’emploi de la Métropole représente plus de la moitié des consommations d'énergie en Haute-Normandie (source : ADEME), qui fait partie elle-même des dix régions les plus consommatrices d’énergie en France.

Face aux enjeux annoncés de lutte contre le réchauffement climatique, la Métropole a donc décidé de lancer, en 2008, une campagne de thermographie aérienne.

Ce projet porte 3 objectifs majeurs :

  • Sensibiliser les habitants de la Métropole à la maîtrise de l’énergie, un enjeu environnemental et économique capital ;
  • Renseigner les habitants sur l’état thermique de leur maison, et donc sur le besoin éventuel de réaliser des travaux d’isolation ;
  • Réduire la consommation globale d’énergie et par conséquent, réduire les émissions de gaz à effet de serre (GES).


Consulter la thermographie sur le territoire de l'agglomération de Rouen
Consulter la thermographie sur le territoire de l'agglomération d'Elbeuf

Conditions de réalisations

Un avion équipé d’une caméra thermique a survolé les territoires de l’ex-Agglo d'Elbeuf et de l’ex-Communauté d’Agglomération Elbeuf Boucle de la Seine entre février et avril 2008 pour enregistrer les données thermiques.

La thermographie aérienne ne peut être réalisée que dans des conditions météorologiques bien particulières :

  • Hors période solaire (avant le lever du soleil ou après la tombée de la nuit),
  • Par temps froid (Température au sol inférieure à 5°C),
  • Aux horaires de fonctionnement maximum de chauffage,
  • Hors vacances scolaires et week-ends afin que les bâtiments (par exemple les établissements scolaires) soient chauffés,
  • Sans brouillard, ni neige,
  • Par temps sec,
  • Par vent faible.


Le survol du territoire a nécessité huit soirées. Les émissions de CO2 liées aux vols de l’avion ont entièrement été compensées par le financement de projets d’efficacité énergétique et d’énergies renouvelables.

Interprétation des résultats

La thermographie aérienne permet de mesurer la température qui se dégage des toitures.

L'Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie a en effet constaté sur la base d’études, qu’entre 25% et 30% des déperditions thermiques totales d’un bâtiment passent par sa toiture. Ainsi, connaître le niveau de déperdition de la toiture, c’est avoir un excellent indicateur de la déperdition globale du bâtiment, et donc de la qualité de son isolation.

Plus c’est rouge, plus c’est chaud.

Pour chaque bâtiment, il est possible de connaître le niveau global de déperdition mais aussi le détail, ce qui permet d’identifier d’éventuels défauts d’isolation.

Carte simplifiée | Niveau 1 :
Elle met en avant le niveau de déperdition globale de la toiture du bâtiment. Il s’agit d’un indicateur de déperdition.

Carte détaillée | Niveau 2 :
Elle affiche les déperditions thermiques détaillées de la toiture. Plus difficile à interpréter, elle permet néanmoins d’identifier les principales anomalies thermiques de l’habitation.

La thermographie infrarouge aérienne doit être considérée comme un outil d'alerte sur l'état d'isolation de la toiture.

De nombreux facteurs peuvent avoir une influence sur les résultats (inclinaison de la toiture, conception du bâtiment, équipements intérieurs, comportements des usagers,…). Les résultats de cette étude ne sont pas le reflet de l'état général d'isolation du bâtiment. Il convient de rester prudent sur la lecture des résultats pour chaque bâti et d’éviter l'écueil d'une comparaison trop hâtive entre des bâtiments. Ce diagnostic thermique aérien infrarouge ne peut en aucun cas se substituer au diagnostic de performance énergétique obligatoire en cas de location ou de vente d’un bien immobilier.

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