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05/12/2018

Adrian Dépinay

Pourquoi Mannequins, et pourquoi écrit de cette façon, MNNQNS ?
J’aime les noms simples et percutants. Je trouvais celui-ci particulièrement cool. Qui peut être assez prétentieux pour s’appeler comme ça ? Les voyelles, c’était juste une façon d’être trouvé sur internet.

MNNQNS, c’est un groupe ou un projet solo à plusieurs ?
Ah, la question est légitime en effet. J’ai commencé MNNQNS seul quand j’habitais à Cardiff au Pays de Galles et je suis derrière la quasi-totalité des chansons, ce qui s’apparenterait plus à un projet solo. Cela étant j’ai toujours préféré l’approche groupe et c’est quelque chose que j’arrive enfin à obtenir avec la nouvelle formation. Les gars composent aussi des morceaux et influencent ceux que j’écris. C’est un vrai groupe à présent.
 
Rouen, c’est quoi pour vous ?
Cette ville est ultra importante pour nous. La scène indépendante y est hyperactive depuis quelques années, le nombre de groupes vraiment bons est impressionnant : Servo, The Baked Beans, We Hate You Please Die, Delancey, The World, Ellah A Thaun et la liste s’allonge encore... Certains lieux et assos ont permis de faciliter ça : le 106 et le 3 Pièces en particulier, ou encore le collectif SOZA dont on fait partie. C’est clairement le moment de sortir de chez soi et de venir soutenir la scène locale.
 
Ça fait quoi de revenir au 106 comme tête d’affiche ?
Ce sera la dernière date de notre tournée d’automne, on n’aurait pas pu rêver mieux comme retour à la maison. Ça sent un peu la grosse fiesta.
 
À quand un album ?
Au printemps prochain via le label anglais FatCat Records. On l’a enregistré cet été dans la campagne normande. On a vraiment fait les choses à fond, hyper hâte que ça sorte !
 
Le rap – et tout ce que ce terme regroupe – règne en France. Il faut s’expatrier quand on est un groupe à guitares ?
J’aimerais dire non mais je crois bien que oui. Notre signature chez FatCat Records va un peu dans ce sens. En vrai je pense qu’il peut y avoir de la place pour ce genre de musique en France mais il faut forcer la porte. La scène indé est ultra vivace dans l’Hexagone mais l’accès aux grandes salles et aux gros festivals lui est compliqué. On se rend bien compte que notre entrée dans ce circuit cette année est assez improbable et on en est d’autant plus motivés pour avancer.
 
Un mot pour nos lecteurs ?
Je ne le répéterai jamais assez, venez aux concerts. Sortez au 106, sortez au 3 Pièces. Achetez les albums des groupes. Il se passe quelque chose de vraiment excitant à Rouen en ce moment autour de cette scène indé. C’est important que le public réponde à l’appel sans quoi tout ça n’a aucun sens.
 
 

DITES-NOUS

 
New York ou Londres ?
Wow. Impossible de trancher. Histoire de compliquer encore l’équation j’ajouterais bien Calgary (Canada) et Perth (Australie), ces villes ont des scènes incroyables.
 
Punk ou pop ?
Décidément, encore deux trucs indissociables dans nos chansons. Au delà de leurs codes, je crois que ce sont les émotions primaires de ces genres qui me sont chères : le danger pour l’un et le rêve pour l’autre. Tous styles confondus ce sont les deux choses que je préfère dans la musique.
 
The Fall ou The Strokes ?
Haha c’est une torture ces dernières questions ! Allez, joker pour celle-ci.