Cardiologie : première mondiale au CHU de Rouen

  • Publié le 29/03/2021 - 08:40
Cardiologie : première mondiale au CHU de Rouen

Le Professeur Frédéric Anselme et l’équipe de rythmologie du service cardiologie du CHU de Rouen sont les auteurs d’une première mondiale en cardiologie : l’implantation d’une sonde innovante.

Le 3 décembre dernier, une microsonde était implantée à un homme souffrant de désynchronisation cardiaque. Une première mondiale réalisée au CHU de Rouen et un nouvel espoir pour de nombreux patients. Alors que les médicaments destinés à soigner l’insuffisance cardiaque n’ont guère évolué depuis une trentaine d’années, la recherche en rythmologie cardiaque vient de connaître un progrès majeur au CHU de Rouen. « C’est une rupture technologique », explique le professeur Frédéric Anselme. « Nous avons certainement atteint la limite de la miniaturisation dans ce domaine. » La microsonde quadripolaire de 0,4 mm de diamètre est capable de trouver son chemin parmi le réseau complexe et sinueux des veines coronaires les plus fines qui tapissent la paroi externe du ventricule gauche du cœur. « On peut ainsi couvrir une surface plus large et rendre le dispositif plus efficace en activant électriquement les deux pôles les mieux positionnés. » Reliée tantôt à un stimulateur tantôt à un défibrillateur, cette microsonde est destinée à la resynchronisation cardiaque avec pour objectif de restaurer une meilleure efficacité de pompage du cœur. De quoi améliorer à la fois la survie et la qualité de vie de nombreux patients victimes d’un infarctus ou souffrants d’une cardiopathie.  

En janvier dernier, trois personnes avaient profité de cette technologie au CHU de Rouen et il était déjà prévu que d’autres suivent. « Il faut encore évaluer les bienfaits de cette microsonde dans le temps, valider la sécurité au long cours », précise le professeur Frédéric Anselme, prudent et dans le même temps confiant en cette innovation qui devrait devenir le prochain standard. L’opération, associée à une technologie d’implantation nouvelle, se déroule sous anesthésie locale et dure environ 1 h 30. Et le professeur Frédéric Anselme voit déjà plus loin. « Cette technologie sera certainement déclinée pour d’autres applications et pourquoi pas en neurologie. »