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13/06/2017

Matthieu Chedid

Avec son nouvel album Lamomali, -M- s’annonce au Zénith de la Métropole le 29 juin.
 
Comment est né ce projet Lamomali ?
En 2006, lors d’un voyage au Mali et ma rencontre, mon amitié avec Toumani Diabaté, ce maître de la kora. Avec lui nous nous sommes toujours dit que nous devions faire plus que de la scène ensemble et nous nous sommes retrouvé plus tard dans mon salon, avec son fils Sidiki, nous avons branché les micros et nous avons semé les premières graines de cet album en mettant quelques morceaux en place.
 
Peut-on parler d’album engagé ?
Oui. Quelqu’un a utilisé un mot que j’aime bien, la créolisation, l’idée de mélanger plusieurs cultures pour inventer un nouveau langage. C’est un engagement pour la célébration et la beauté du métissage.
 
Il y a toujours beaucoup d’amour dans vos chansons…
Je crois profondément que l’amour c’est la lumière, ce qui nous réchauffe, qui nous éveille. L’amour est partout dans la nature, c’est lui qui nous anime. Je me suis baptisé M à une époque sans savoir que c’est la lettre de l’amour. Je me suis estampillé de ce rôle de ramener un peu d’amour dans notre monde. C’est mon moteur.
 
Vous avez écrit tous les textes ?
La plupart des textes en français oui. Il y a aussi le texte de ma grand-mère, sur Toi, moi, la chanson un peu familiale avec mon père et ma fille qui chante aussi. J’ai écrit de manière spontanée, dans l’instant, comme un narrateur d’un carnet de route…
 
D’où vient ce titre Lamomali ?
C’est venu d’un copain. On cherchait un nom collectif, qui raconte cette histoire et on tournait autour de Mali, de l’âme… Et quand il a dit l’âme au Mali, j’ai tout de suite percuté. Je l’ai pensé comme un lieu, une maison d’artistes, un lieu de métissage. Cet album est une réunion de plein d’artistes, de créateurs et je trouve que Lamomali devient une sorte de terrain de jeu collectif.
 
Fatouma Diawara, Yousou N’Dour, Nekfeu, Ibrahim Maalouf, Oxmo Puccino… beaucoup d’invités sur votre album, comment cela s’est-il passé ?
Il y a beaucoup d’amitié, des artistes que je connais que j’ai simplement appelé pour leur proposer ce projet. Et ils sont venus. C’est un album malien mais tout s’est fait à Paris, dans mon studio. Mais nous l’avons fait « à la malienne », comme dans un village, on s’appelle, on se rencontre, on essaie des choses, on expérimente. C’est une création très collective, ce qui est beau dans ce projet.
 
Comment interpréter, transposer un tel album sur scène, en, tournée ?
Je vais essayer de garder cet esprit africain, malien, pas comme nos habitudes de baliser les choses. Etre plus dans l’instant, aller les uns vers les autres. Nous serons 9 sur scène et ce sera électrique acoustique, électronique, avec aussi des percussions. Un mélange ! Ponctuellement il y aura des surprises, certains invités de l’album nous rejoindrons. J’espère même qu’il y aura des surprises pour moi.
 
Un mot pour nos lecteurs avant votre concert à Rouen le 29 juin ?
Grâce à cette musique malienne, il y a une vibration exceptionnellement vertueuse qui agit intérieurement, cela pourrait être remboursé par la Sécurité sociale ! Profitez de ces concerts qui font du bien à l’âme.

 

Dites-nous

 
M ou Matthieu ?
M et Matthieu.
 
Paris ou Bamako ?
Bamako.
 
Guitare ou kora ?
Guitare, même si la kora reste un instrument magique.
 
 
En concert le jeudi 29 juin à 20h au Zénith de la Métropole.
 
Photo : ©Yann Orhan